Kundali Milan
Le Kundali Milan (ashtakuta) est la comparaison indienne des thèmes avant le mariage, sur 36 points. C'est la pratique astrologique la plus répandue au monde : en Inde, des millions de couples s'y soumettent chaque année.
Heure inconnue ? Cochez la case : la Lune sera calculée pour midi et le Mangal Dosha seulement à partir de la Lune. Les prénoms ne servent qu'aux légendes et ne sont envoyés nulle part. La latitude, la longitude et le décalage UTC ne sont nécessaires que si la ville ne figure pas dans la liste ; la latitude nord et la longitude est se notent avec le signe plus.
Comment se calculent les 36 points
Les huit critères (« kutas ») se calculent tous d'après la position de la Lune des deux partenaires : tara, yoni, gana et nadi d'après les nakshatras, varna, vashya, graha maitri et bhakut d'après les signes de la Lune.
| Kuta | Points | Ce qu'il évalue |
|---|---|---|
| Varna | 1 | la compatibilité spirituelle |
| Vashya | 2 | l'influence mutuelle |
| Tara | 3 | le bien-être |
| Yoni | 4 | la compatibilité physique |
| Graha Maitri | 5 | l'amitié entre les planètes maîtresses |
| Gana | 6 | le tempérament |
| Bhakut | 7 | la prospérité de la famille |
| Nadi | 8 | la constitution (vata, pitta, kapha) |
Total : 36. Un résultat à partir de 18 points est traditionnellement jugé acceptable, en dessous de 18 défavorable, de 25 à 32 bon, et au-delà de 32 très bon.
Le nadi dosha et pourquoi il fait débat
Le nadi est le critère le plus lourd : 8 points sur 36. Si les nakshatras des deux partenaires appartiennent au même nadi (il y en a trois : adi, madhya, antya), les points du nadi tombent à zéro, et c'est ce qu'on appelle le « nadi dosha ».
Comme il est plus difficile d'atteindre 18 sans ces huit points, ces couples reçoivent souvent un avis négatif. La tradition explique le nadi dosha par une incompatibilité des constitutions et y voit une menace pour la descendance — c'est sa règle la plus contestée.
C'est un problème connu de cette pratique : des personnes parfaitement assorties se séparent à cause d'un calcul. En Inde, on en débat ouvertement, et il existe même des moyens de « neutraliser » le dosha, ce qui montre à lui seul le caractère conventionnel de la règle.
Le mangal dosha
En dehors des 36 points, on vérifie le « mangal dosha » : la position de Mars dans certaines maisons du thème. Une personne qui a cette position est dite « manglik », et la tradition juge défavorable le mariage d'un manglik avec un non-manglik.
On connaît le cas de l'actrice Aishwarya Rai, « mariée » rituellement à un arbre avant ses noces pour lever le dosha. Cela illustre bien le fonctionnement de la pratique : la règle est réputée obligatoire, mais on la contourne par un rituel.
Comment calcule le calculateur
La position de la Lune de chacun est calculée selon la théorie de Jean Meeus, dans le zodiaque sidéral avec l'ayanamsha de Lahiri. Elle détermine le signe, le nakshatra et le pada, et ceux-ci les huit kutas. Les tables sont celles qui sont répandues dans les logiciels indiens : le vashya avec le Sagittaire et le Capricorne divisés en deux, le gana et le yoni avec des points réduits pour les combinaisons hostiles. Le calcul n'est pas symétrique : varna, vashya et gana se comptent de la fiancée vers le fiancé.
Le Mangal Dosha est vérifié à partir du Lagna et de la Lune (à partir de Vénus, à titre indicatif). Le Lagna ne sert qu'à cette vérification ; sans heure de naissance, le calculateur ne la fait pas.
La méthode en toute honnêteté
Aucune étude ne montre de lien entre les points du Kundali Milan et la solidité du mariage. On peut même faire la remarque inverse : dans une culture où le calcul pèse sur la décision de se marier, toute statistique sera faussée par le fait même de cette sélection.
Si l'on vous propose un tel calcul comme base pour décider d'un mariage, rappelez-vous que ce n'est pas la personne qui est évaluée, mais la position de la Lune au moment de sa naissance. Pour comparer deux personnes, nous proposons la compatibilité par signe du zodiaque et par date de naissance, et nous en disons la même chose : c'est une occasion d'en parler, pas une raison de décider.