Numération slave
La numération slave (tsifir) est un système de notation des nombres par les lettres de l'alphabet cyrillique, utilisé en Russie avant la réforme de Pierre Ier. Une lettre surmontée d'un titlo (signe diacritique) valait un nombre : az (А) = 1, vedi (В) = 2, glagol (Г) = 3. C'est sur ce principe que repose la variante russe de la numérologie du prénom.
Comment fonctionne le calcul
Les valeurs ne suivaient pas l'ordre alphabétique, mais le modèle du système grec : unités, dizaines, centaines.
| Lettre | Nombre | Lettre | Nombre | Lettre | Nombre |
|---|---|---|---|---|---|
| А | 1 | І | 10 | Р | 100 |
| E | 2 | К | 20 | N | 200 |
| Г | 3 | Л | 30 | Т | 300 |
| Д | 4 | М | 40 | У | 400 |
| Е | 5 | Н | 50 | Ф | 500 |
| Ѕ | 6 | Ѯ | 60 | Х | 600 |
| O | 7 | О | 70 | Ѱ | 700 |
| И | 8 | П | 80 | Ѡ | 800 |
| Ѳ | 9 | Ч | 90 | Ц | 900 |
Les lettres Б, Ж, Ш, Щ, Ъ, Ы, Ь, Э, Ю, Я n'avaient pas de valeur numérique : elles n'existaient pas dans le modèle grec. Une réserve concernant Я : dans les manuscrits anciens, neuf cents s'écrivait non seulement avec la lettre Ц, mais aussi avec le petit yus (Ѧ), dont est issue la lettre Я. Le calculateur, comme la plupart des écoles modernes, ne compte pas Я.
Les lettres Й et Ё n'existaient pas dans l'alphabet ancien : Й n'est qu'un И muni d'une brève, et Ё n'est apparu qu'au XVIIIe siècle. C'est pourquoi le calculateur compte Й comme И (8) et Ё comme Е (5).
Comment on calcule un prénom
On additionne les valeurs des lettres du prénom et on réduit la somme à un seul chiffre, sans nombres maîtres. Les lettres sans valeur numérique sont soit ignorées, soit remplacées par des lettres de son proche : il n'existe pas de règle unique, et c'est la principale faiblesse de la méthode.
Notre calculateur ignore les lettres sans valeur numérique et indique lesquelles ont été ignorées, pour que le résultat puisse être vérifié à la main. Le chiffre obtenu est le nombre du prénom ; sa signification est expliquée sur les pages de signification des nombres.
Ce qui est historique et ce qui ne l'est pas
La partie historique, c'est la numération elle-même : elle est authentique, on l'employait pour noter les dates dans les chroniques et numéroter les pages des livres jusqu'aux années 1700.
La partie non historique, ce sont les interprétations numérologiques. Additionner les lettres d'un prénom pour en tirer des conclusions sur le caractère n'était pas une pratique de la Russie ancienne : la numération servait à écrire les nombres, pas à prédire l'avenir. Les interprétations ont été ajoutées au XXe siècle sur le modèle de la numérologie occidentale.
Il faut donc voir dans cette méthode un calcul moderne reposant sur une base historique.