Calendrier aztèque
Le tonalpohualli est un calendrier aztèque de 260 jours, construit sur le même principe que le tzolkin maya : vingt signes du jour et des nombres de 1 à 13. Les noms des signes et les protecteurs diffèrent, mais les mathématiques sont les mêmes.
Aujourd'hui : 7 novembre 2026
C’est un jour choisi : le signe et le nombre décrivent le caractère du jour lui-même.
Nom complet du jour : 3 Atl. C’est le 3e jour sur 13 de la treizaine. Signification du signe Atl →
Dans le tzolkin maya, ce même jour est 3 Muluc : sceau Muluc →
Le compte est aligné sur le tzolkin maya selon la corrélation Goodman-Martínez-Thompson (GMT, 584283). Les chercheurs utilisent parfois d’autres corrélations, avec un écart d’un ou deux jours.
Comment le calendrier est organisé
Les vingt signes — de Cipactli, le crocodile, à Xochitl, la fleur — se succèdent en boucle, et en parallèle court un compte de un à treize. Chaque combinaison revient tous les 260 jours.
Le cycle se divisait en 20 périodes de 13 jours, que les chercheurs appellent treizaines (trecenas) : chacune avait son protecteur et son caractère. En outre, le tonalpohualli s'engrenait avec l'année solaire de 365 jours, et la coïncidence complète des deux calendriers formait un cycle de 52 ans — la « ligature des années », que les Aztèques célébraient par la cérémonie du Feu nouveau.
Ce que signifie le résultat
Le calculateur indique le signe du jour et un nombre de 1 à 13.
Le signe donne le thème : l'eau, la maison, le mouvement, le couteau, la pluie. Chacun avait un dieu protecteur, et les prêtres lisaient le jour comme une combinaison de ces influences. Les vingt signes.
Le nombre fonctionne comme le ton chez les Mayas : il indique le stade et la force. On considérait que les jours aux nombres élevés étaient plus forts, mais pas forcément plus favorables.
Chez les Aztèques, le calendrier déterminait aussi le nom de l'enfant : on nommait la personne d'après son jour de naissance, d'où des noms comme Ce Acatl, « Un Roseau ».
Précision et corrélation
Une réserve s'impose ici. La correspondance entre les dates aztèques et européennes a été reconstituée à partir de documents de l'époque de la Conquête, et les chercheurs divergent d'un ou deux jours : des corrélations différentes donnent des résultats différents.
Notre calcul est aligné sur le tzolkin maya selon la corrélation GMT 584283, c'est-à-dire que Cipactli correspond à Imix. C'est une méthode de correspondance répandue, mais pas la seule, et d'autres apparaissent dans les travaux universitaires.
Questions fréquentes
En quoi le tonalpohualli diffère-t-il du tzolkin ?
Mathématiquement, en rien : ce sont les mêmes 20 × 13. Ce qui diffère, ce sont les noms des signes, les dieux protecteurs et la tradition d'interprétation.
Le célèbre « calendrier aztèque », c'est lui ?
Non. Le disque de pierre que tout le monde connaît par les photos est la Pierre du Soleil, un monument à sujet cosmologique, et non un calendrier d'usage.
Peut-on s'en servir pour prédire l'avenir ?
Les Aztèques l'utilisaient pour choisir les jours des rituels, des guerres et de l'attribution des noms. Les interprétations divinatoires modernes sont un ajout tardif.